Il se peut que la beauté ait renforcé notre résolution – Masao Adachi

Directed by Philippe Grandrieux On March 28 at 22:00

France - 2011 - 73' - In Japanese with French subtitles

Synopsis

« Documentaire ! », s’exclame quelqu’un en riant, et l’on ne sait s’il se réjouit de l’entreprise, ou s’il juge comique son impossible ambition à saisir, à décrire, à ramasser une existence en une heure. Les deux peut-être, comme cette balançoire sur laquelle est perchée une fillette, puis son père, et qui, à la tombée d’une nuit où aucun oiseau de Minerve ne prend son envol, ouvre le film de son aller-retour au flou. Va-et-vient entre politique et cinéma, entre trotskysme et surréalisme, entre lutte armée et scénarii, entre la Palestine, le Liban et le Japon, entre avant-hier et aujourd’hui, entre beauté et résolution, entre l’art de manger et celui d’être père, c’est la vie hasardeuse et décidée de Masao Adachi, le monsieur aux cheveux blancs aperçu à se bercer. Et c’est bien ainsi que Philippe Grandrieux, fidèle à sa manière, a choisi d’en suggérer le portrait, sans faire le point, sans arrêter la parole, le filmant et écoutant ses propos sans les comprendre d’abord, le cadrant en gros plan serré, sous-exposé, surexposé, pour mieux l’abandonner ensuite à la faveur des cerisiers en fleurs, des rues de Tokyo grouillantes de voitures et de passants, des objets familiers, d’un plafonnier lactescent. Et laisser parler ici et là quelques plans de ses films d’antan, d’où surgit soudain la phrase, presque du Genet, qui se donne en titre : programme paradoxal qui hésite à relier une rive à l’autre. Jean-Pierre Rehm

 

Philippe Grandrieux is one of that rare breed of directors who consistently strive for the impossible. One of the few others is called Masao Adachi, and with him in front of the camera, Grandrieux redefines the possibilities of the portrait film. Adachi decided to become a filmmaker after reading André Breton’s surrealist manifesto. But if the struggle for freedom is the defining project of surrealism, the 71-year-old Japanese avant-garde director is preoccupied just as much by the struggle itself as he is by the strenuously won freedom. Adachi is one of the most radically political, uncompromising and headstrong filmmakers of his generation. But even if one has not already had the chance to see one of his rarely screened films, there are nonetheless all sorts of reasons for spending an evening in his company. Grandrieux, who was an Artist in Focus at CPH:DOX 2009, has produced a congenial portrait which is more about making radical choices, and about thinking in and not least acting through images. Grandrieux’s typically pitch-black and atmospheric pictorial universe transforms the cinema into a psychological ‘dark room’ that overcomes the limitations of the medium to expand the spectator’s range of experience. ‘Revolution is also an image. The question is, how one turns that image into reality.

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