Road Movie

Directed by Christophe Bisson On March 28 at 22:00

France - 2011 - 32' - In French with French subtitles

Synopsis

“Le titre promet grands espaces, large route, virée grandiose, mais ce sont d’abord des murs blancs auxquels le film se cogne, ceux d’une institution psychiatrique. Pour autant, le pari de Christophe Bisson va bel et bien tâcher de rendre justice à l’annonce de son programme. Comment ? En connectant des visages et ce que ceux-ci trahissent silencieusement de volonté d’immense échappée. Comment ? En filmant, avec la patience qu’enseigne la contemplation des paysages, en toute sobriété, des patients. En saisissant en douceur leurs postures, leur qualité si particulière de présence, en les accompagnant dans leurs activités élémentaires : regarder, écouter, se tenir, penser en silence, commencer à énoncer quelques mots, se promener au bord d’un fleuve, peindre, trouver infiniment une couleur, etc … Fort loin du spectacle pathétique de la folie, proche plutôt de l’intensité ramassée des courtes pièces de Beckett, Bisson affronte en quelques brèves séquences cette présence insistante et secrète, tout comme eux-mêmes cherchent, l’un face au miroir ou tel autre devant une feuille blanche, à trouver une figuration possible, entre surface absolue et profondeur insondable.”

 

“The title promises open spaces, the open road, a grandiose trip but the first thing the film bumps into are the white walls of a psychiatric institution. This does not stop Christophe Bisson rising to the challenge of the film’s title. How? By connecting faces and how they silently reveal the desire to make a great escape. How? By filming with a patience that lends itself to the truly sober contemplation of the landscapes of the patients. By gently capturing their postures and the particular
quality of their presence, whilst accompanying them during their basic activities: looking, listening, standing, thinking in silence, as they begin to utter a handful of words, walk along a riverbank, paint, find the infinity of a colour, etc. This is a far cry from the pitiful spectacle of madness and is closer in its concise intensity to a short play by Beckett. Bisson manages in a few short sequences to capture this insistent, secretive presence, just as they do, be it in front of a mirror or a blank sheet of paper, seeking to find a possible representation somewhere between external surfaces and bottomless depths.”

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